DOSSIER

Construire

_Les fondations et le sol

Les fondations sont garantes de la stabilité du bâtiment. Le type de fondations à prévoir va dépendre de la nature du sol et du poids total du bâtiment.
Nous utiliserons un béton sans ciment, le béton cyclopéen, constitué de chaux hydraulique naturelle, de graviers et pierres, et d’eau.

Au niveau du sol, la présence d’une dalle est à conseiller pour limiter le dégazage naturel du radon dans la maison ou les remontées d’eau. Celle-ci pourra être faite de béton de chanvre (dalle isolante).
Mais l’isolation thermique de la dalle n’est pas toujours nécessaire.
Ne pas isoler offre l’avantage de profiter de l’inertie du sol. Ainsi, en été, les pièces situées au rez-de-chaussée restent fraîches car une partie de la chaleur ambiante est absorbée par le sol. Cette chaleur sera restituée lorsque la température diminuera en automne. En hiver, la terre, dont la température reste globalement stable en toute saison (aux alentour de 12°C) réchauffera naturellement la maison.
Il est possible d’optimiser ce principe pour des maisons équipées d’un système de chauffage et chauffe eau solaire (Voir schéma «Chauffage solaire passif »)

 

 

 

_Les murs: matériaux et mise en œuvre

 

A l’heure où la construction rapide en béton s’avère inadaptée, tant en termes de respect de l’environnement qu’en termes de confort, de nombreux matériaux d’autrefois refont leur apparition dans nos habitats et sont mis en œuvre selon des principes anciens, parfois enrichis de nouvelles techniques.

Comme des problèmes commencent à apparaître dans les constructions en béton armé : avec le temps, les ferrailles à l’intérieur s’oxydent et augmentent de volume. Le béton se fissure et la résistance mécanique du bâtiment n’est plus suffisante.
Les matériaux à la fois écologiques et performants que l’on peut mettre en œuvre sont le bois, la terre, le chanvre et la paille.

Notre choix se portera sur la BRIQUE MONOMUR de 30cm. En effet, c’est un matériau auto-isolant, c’est-à-dire qu’elle ne nécessite pas de doublage isolant à l’intérieur et à l’extérieur grâce à l’inertie thermique obtenue par une multiplication des alvéoles d’air et un allongement du parcours thermique traversant le mur.

  

  • En hiver, la brique absorbe la chaleur du chauffage et la rediffuse en douceur par rayonnement et permet de diminuer de 10% la consommation d’énergie quelle qu’elle soit.

En été, elle régule de manière naturelle la température et permet de garder la fraîcheur de la nuit toute la journée à condition de ne pas ouvrir les fenêtres la journée.

  • En ce qui concerne la résistance thermique et l’isolation, elle présente une résistance thermique R= 2.57 m².K/W avec un coefficient de transmission thermique Up =0.37W/m².K quand la RT2006 en préconise 0.45W/m².K.

Pour l’isolation phonique régit par la démarche HQE, elle est de Rw=41 dB.

Autre avantage de la brique, elle présente une forte résistance mécanique Rm=8MPa soit 80kg/m². Elle permet également des hauteurs sans chainage horizontal jusqu’à 6 mètres contre 4 mètres pour un matériau classique.

  • En ce qui concerne la pose et la manutention, là encore, on retrouve bon nombre d’avantages. En effet, la brique est composée en majorité de terre et d’eau que l’on trouve en abondance dans nos régions et ne nuit pas à l’environnement, la fumée de cuisson des briques étant filtrée.

Pour la pose, une brique pèse environ 18 kg et le gain de temps est estimé à 30% par rapport à une maçonnerie classique. De plus, la technique du joint mince permet de réduire de 98 % la consommation de mortier et de diviser par 10 la consommation en eau nécessaire à sa fabrication.

  • En ce qui concerne l’installation électrique, elle est régie par le DTU 70.1.

Pour la finition intérieure, on utilisera les enduits à la chaux (se référer au XXX). Pour l’extérieur,  des enduits traditionnels seront utilisés.

  • Elle garde ses propriétés durant toute sa vie pour un prix  de  65€ ht/m², comparable aux autres matériaux.

 

_L’isolation thermique

 

Limiter les échanges thermiques entre l’intérieur du bâtiment et l’extérieur, pour éviter que la chaleur ne parte au dehors en hiver et que la maison soit une fournaise en été, c’est là toute la problématique de l’isolation thermique.

Il n’est pas obligatoire de poser une couche d’isolant en doublage des murs. En effet, le mur, peut à lui seul, remplir cette fonction d’isolation. La brique Monomur en est un parfait exemple (Voir « Les murs: matériaux et mis en œuvre »).

En effet, une maison non isolée laisse s’échapper la chaleur par :

Ø     la toiture (environ 30%)

Ø     les murs (20 à 25 %)

Ø     le renouvellement de l’air (20 %)

Ø     les vitrages (13 à 15 %)

Ø     les planchers (7 à 10%)

Ø     les ponts thermiques (environ 5 %)

En diminuant les pertes de chaleur par les parois, une isolation thermique efficace peut réduire les besoins en énergie de plus de 60 %.

Perte de chaleur d’une Maison Individuelle
Source : ADEME

On se rend compte de l’intérêt de privilégier une isolation extérieure qui protège l’enveloppe extérieure de la maison du froid comme du chaud, la température intérieure restant stockée dans les murs. De cette façon nous supprimons les ponts thermiques

L’hygrométrie

 

Les activités de l’homme dans son habitat (respiration, transpiration, cuisine, salle de bains, etc…) entraînent une production de vapeur d’eau. Une famille de trois personnes peut dégager jusqu’à 10 litres de vapeur d’eau par jour.

Plus l’air est chaud, plus sa pression augmente sur les parois. Si on ne l’en empêche pas, la vapeur d’eau migre dans les parois pour rejoindre l’extérieur. Lorsqu’elle rencontre une paroi étanche, elle se condense au moment où elle atteint la température dite du “point de rosée” et cette humidité peut détériorer les parois.

La vapeur d’eau dans l’habitat, peut s’éliminer de façon naturelle, grâce à des parois “ perspirantes ”. La paroi fonctionne comme notre peau, il n’y a pas de condensation. La perméabilité à la vapeur d’eau des différents éléments de la paroi doit être étudiée de façon à ce que celle-ci en sorte plus vite qu’elle n’y pénètre. C’est pourquoi il faut faire très attention au choix des matériaux constituant la paroi de la maison.

 

_L’acoustique

 

L’isolation acoustique aux bruits solidiens

Les bruits solidiens ont pour origine un choc (bruit d’impact, chute d’objet, bruit de pas).
Dans une habitation, les bruits aériens (émis par exemple, par la voix ou par une voiture) se transforment en bruits solidiens après avoir franchi les murs.
Ce sont souvent les bruits d’impacts qui sont les plus gênants.
Pour éviter d’engendrer ce type de bruits, il faut adopter un revêtement de sol « mou », de type moquette. Il est aussi possible de mettre en place un système de chape, de plancher ou de parquet flottant.
La méthode consiste à désolidariser la chape, le plancher ou le parquet de la structure porteuse en intercalant un isolant.
Pour une chape et un plancher, un isolant semi rigide est adapté.
Pour un parquet, des plaques de liège expansé ou des panneaux de fibres de bois seront utilisées.

 

L’isolation acoustique aux bruits aériens
Les bruits peuvent être graves ou aigus, ce qui agira sur l’efficacité du système isolant.
De plus, toutes les parois ont un défaut d’isolement pour une fréquence donné. Les acousticiens parlent de fréquence critique.
Par conséquent mettre en place une isolation acoustique performante est difficile.

Les fenêtres
Elles sont fréquemment responsables de la mauvaise isolation d’un bâtiment.
Ainsi pour une bonne isolation, on utilisera :
Le double vitrage asymétrique thermo-acoustique (moins lourd qu’un vitrage simple et épais).
La robinetterie
Il existe des robinets silencieux. Leurs performances acoustiques sont indiquées par un indice Ds. Plus cet indice est élevé, plus le robinet est silencieux.
Les appareils électroménagers
La plupart des fabricants indique le niveau sonore des appareils électroménagers. L’indice fourni par le fabricant évalué en dB(A). Plus cet indice est élevé, plus l’appareil est bruyant.

L’acoustique murale

Pour bénéficier d’un environnement acoustique agréable dans un logement, le simple fait de l’isoler des bruits extérieurs n’est pas suffisant. Il faut également créer une ambiance intérieure agréable.
La qualité acoustique d’une pièce va directement dépendre de ce que les acousticiens appellent le « temps de réverbération »
Ce temps dépend du volume du mobilier et des matériaux qui constituent les murs du local.
Ainsi, chaque matériau est caractérisé par un coefficient d’absorption. Plus il est élevé, plus le matériau est absorbant. Ce coefficient est généralement plus élevé pour les aigus que pour les graves. Les matériaux « mous » sont les plus absorbants, les « durs » sont les plus réverbérants.

Le mortier chaux-chanvre****

Le mortier chaux-chanvre est dense et agit sur les bruits aériens ; de plus, les fibres végétales absorbent les bruits d’impact. Il est également utilisable en correction acoustique des pièces trop réverbérantes.

Les laines de lin, de chanvre et de mouton
Ces matériaux sont utilisables aussi bien en isolation acoustique aérienne, dans une paroi ou un doublage, qu’en isolant solidienne pour une chape ou un plancher flottant.
Un bon isolant acoustique est généralement un bon isolant thermique ; l’inverse n’est pas toujours vrai.
Par exemple, le polystyrène et le polyuréthane sont des isolants thermiques beaucoup utilisés, mais de très mauvais isolants phoniques. Les laines de lin, chanvre ou de mouton compressées sont des bons isolants thermiques et acoustiques.

_Les toitures

 

Pour ce qui concerne les charpentes, nous utiliserons le bois (pas traité, ou « convenablement » traité).

L’ardoise

L’ardoise naturelle est une pierre naturelle schisteuse. En France, le principal gisement est en Anjou.
Elle offre l’avantage d’être parfaitement imperméable, très stable à l’acidité, et incombustible.
Elles sont fixées par des crochets en acier inoxydable ou galvanisé, ou en cuivre.
Les éléments sont posés indépendamment les uns des autres et se recouvrent partiellement, assurant ainsi l’étanchéité de la couverture. La pente de toit et les conditions climatiques vont déterminer l’importance du recouvrement.

Protection solaire

Par sa conception, le débord de toit permet de limiter les les surchauffes estivales en créant de l’ombre sur toute la façade Sud en été.
Cependant il laisse pénétrer généreusement le soleil en hiver, contribuant ainsi à un apport énergétique gratuit.

 

_Les revêtements de sol

 

Il existe de multiples façons de recouvrir le sol de notre habitation, que ce soit avec du carrelage en terre cuite, en faïence ou en grès, avec du bois, du liège, du linoléum, des tapis en jonc ou en coco, de la pierre…

 

_Les peintures et revêtements muraux

 

Les peintures

Lumière, obscurité, espace, calme, chaleur…Une même pièce peut dégager des impressions différentes selon les matériaux dont elle est composée et selon les couleurs utilisées pour les murs.
Les tons chauds, gamme du rouge, du jaune, de l’orange ; stimulent et donnent une impression de vitalité (ex : salon, cuisine). Les tons plus froids, gamme du bleu, du vert, du violet ; sont reposants et intimes (ex : chambre à coucher). Le brillant donne l’impression d’une pièce plus grande, le mat diminue les volumes…
La peinture est un matériau plein de ressources, simple à utiliser, disponible en une infinité de teintes et elle offre un double avantage : Protéger et décorer
Il est conseillé d’éviter les peintures comportant des éléments dangereux pour la santé (ex : liants synthétiques, solvants…)

Les revêtements muraux
A base de papier, de bois, de terre, de fibres végétales, de chaux, de lige…les revêtements muraux sont multiples.

 

 

Se chauffer, s’éclairer

 

_Le chauffage solaire passif


Le chauffage solaire passif consiste à utiliser la chaleur du soleil directement, sans utilisation de techniques spécifiques, pour diminuer les dépenses en chauffage. La mise en place de toutes ou d’une partie des solutions suivantes permet de réduire les besoins en énergie de la maison de 30 à 50  %

Sous nos climats tempérés, les variations de l’ensoleillement, du vent et des températures, demandent de mettre en œuvre diverses stratégies adaptées aux différentes saisons.

Il faut adopter une bonne tactique quand à l’orientation de la maison par rapport au soleil, afin d’obtenir une configuration permettant un apport énergétique positif optimal en toutes saisons.
Cela se traduit par une organisation Nord/Sud et une majorité des vitrages au Sud, soit :

  • 75 % du clair de vitrage sur la façade plein Sud
  • 10% sur le pignon Ouest
  • 10 % sur le pigeon Est
  • 5 % sur la façade Nord


EN HIVER (stratégie du chaud), il importe de :

 

  • capter l’énergie solaire gratuite à travers les surfaces vitrées orientées au sud.
  • se protéger du froid, en isolant l’enveloppe extérieure du bâtiment et en minimisant les ouvertures subissant les vents froids au nord.
  • conserver l’énergie accumulée à l’intérieur de l’habitat grâce a l’inertie thermique.

 

EN ETE (stratégie du froid), il faut :

 

  • se protéger de la chaleur du soleil au moyen d’un écran pare-soleil ou d’un écran de végétation caduque.
  • minimiser les apports internes de chaleur par le degré d’inertie des parois.
  • dissiper la chaleur excessive accumulée pendant la journée à l’intérieur de l’habitat, en ventilant la nuit.

 

LA STRATEGIE DE LA LUMIERE NATURELLE :

 

  • Toutes les orientations peuvent apportées de la lumière naturelle.
  • Elle varie bien sur en qualité et quantité, le but étant d’assurer un éclairage suffisant selon les pièces et leur utilisation.
  • Toutefois nous contrôlerons l’entrée de lumière naturelle dans l’habitat afin d’éviter l’éblouissement par la mise en place de stores, voilages, écrans mobiles, etc…

 

 

 

 

_L’électricité

 

Le Solaire Photovoltaïque

 

La lumière du soleil peut être transformée directement en électricité par des capteurs photovoltaïques, sans bruit pour le voisinage. L’électricité produite, peut être convertie par un onduleur afin d’être distribué aux normes du réseau.

Principe du capteur photovoltaïque

Les capteurs photovoltaïques, appelés aussi photopiles, sont constitués de matériaux semi-conducteurs (ex : silicium) qui transforment directement la lumière du rayonnement solaire en énergie électrique. Les capteurs sont regroupés en plusieurs modules pour former un générateur solaire.

 

Le capteur photovoltaïque

Capteur Photovoltaique

Source :Schüco

 

L’onduleur

 

Son rôle est de transformer le courant continu, fabriqué par les capteurs photovoltaïques, en courant alternatif utilisé par les appareils électriques. Sa déconnexion et reconnexion du réseau se font automatiquement.

Conforme aux normes en vigueur, il permet la connexion au réseau électrique par le biais de compteurs enregistrant la vente et le rachat du courant. Des contrats d’achat du courant sont passés avec votre distributeur d’électricité (EDF ou régie).

 

Utilisation

 

Les appareils électriques sont alimentés par l’électricité solaire et / ou le réseau électrique public. Si le générateur produit plus d’énergie que celle demandée dans l’habitation, l’excédent part dans le réseau et est consommé par les voisins. La communication réseau électrique / générateur solaire est instantanée et automatique; elle ne nécessite aucune intervention de l’usager.

En cas d’absence de tension (coupure EDF par exemple), le générateur se coupe automatiquement, ce qui permet d’intervenir sur le réseau en toute sécurité.

L’utilisation d’appareils économes en énergie est recommandée.

 

Economie

  • Surveillez les veilles

Leur  consommation  est  loin  d’être  négligeable : ainsi ,  sur  un  an ,  un téléviseur consomme autant  « éteint » qu’en marche, et un magnétoscope, beaucoup plus (jusqu’à 97% de sa consommation totale).

  • Changez vos ampoules

Pour   une   même  luminosité,  les  fluo-compactes  consomment neuf  fois moins de courant.   Leur durée de vie est d’environ 10 000 heures,  contre 1 000 pour les ampoules à incandescence.

 

 

_Le chauffage et l’eau chaude

 

La géothermie

 

Principe de la “Géothermie”

La terre est chauffée par le soleil et par les énergies contenues dans l’air et l’eau de pluie. Le sol autour d’une maison constitue donc un réservoir qui reçoit en permanence de l’énergie en grande quantité, renouvelable et inépuisable.
Le principe de la géothermie est de capter cette énergie thermique inépuisable au moyen d’une Pompe à Chaleur (PAC) géothermique pour chauffer une habitation.

Composition d’une installation

Un système de chauffage géothermique est composé de capteurs à l’extérieur de l’habitation, un circuit chauffant à l’intérieur et une pompe à chaleur reliant les deux réseaux.

Les capteurs extérieurs :

Les capteurs horizontaux

Ils sont disposés horizontalement sur la surface du terrain de 0,60 m à 1,20 m de profondeur suivant la situation géographique. Ce sont des tubes sous pression en polyéthylène dans lesquels circule de l’eau glycolée ou un fluide frigorigène. Ce système nécessite une surface de terrain de 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer.
La nature du sol et l’exposition du terrain entraînent très peu d’influence sur le système et inversement, le système n’entraîne aucune modification sur le terrain : jardinage, pelouse et arbustes sont exploitables à la surface du système. Il est possible de planter des arbres ou de poser un revêtement (goudron, etc…) à une distance minimum de 2 m de la zone de captage.

Les capteurs verticaux


Ils sont installés dans un ou plusieurs forages de 80 à 120 m de profondeur. Ce sont des tubes sous pression en polyéthylène dans lesquels circule de l’eau glycolée. Le principe consiste à récupérer les calories en profondeur par l’intermédiaire d’une sonde géothermique. Ce système ne nécessite qu’un minimum de la surface du terrain autour de l’habitation.

Les émetteurs de chauffage :

Une installation de géothermie se compose d’une installation hydraulique de chauffage à l’intérieur de l’habitation pouvant recevoir plusieurs types d’émetteurs :

  • un plancher chauffant hydraulique basse température
  • un ou plusieurs radiateurs hydrauliques basse température
  • la combinaison des deux

La production d’eau chaude sanitaire

Elle est constituée d’un ballon d’une capacité de 300 litres, équipé d’un échangeur géothermique et d’un générateur ECS (Eau Chaude Sanitaire). La production d’ECS est ainsi assurée sans surcoût, en tirant parti de la température élevée du fluide frigorigène circulant dans les tubes qui entourent le ballon.
Le fonctionnement du ballon est indépendant du chauffage de l’habitation, afin d’assurer une production d’eau chaude été comme hiver, en toute autonomie. Il possède son propre circuit de capteurs extérieurs enterrés dans le jardin (25 m²). Il permet ainsi de chauffer de l’eau à 60° C en 6 heures sans complément électrique.

 

 

 

 

 

LE SOLAIRE THERMIQUE

 

 Le Chauffe-Eau Solaire Individuel ou CESI

Le CESI est un système permettant de produire une eau chaude sanitaire, en tirant profit de l’énergie solaire. Un dispositif d’appoint (résistance électrique ou second échangeur thermique relié à une chaudière) est cependant indispensable pour compenser les périodes peu ensolleillées et néanmoins garder un certain confort.

Constitution d’un CESI

Une installation est généralement constituée de:

  • un capteur qui transforme l’énergie solaire en chaleur
  • un fluide caloporteur qui assure la transmission de la chaleur
  • un groupe de transfert qui régule l’installation et assure la circulation du fluide
  • un ballon de stockage

 

 

Le Système Solaire Combiné ou SSC

Le SSC est un système permettant de produire une eau chaude utilisée pour le réseau de chauffage et le réseau d’eau chaude sanitaire, à partir de l’énergie solaire. Un dispositif d’appoint est également indispensable pour compenser les périodes moins ensoleillées et néanmoins garder un certain confort.

Constitution d’un SSC

L’installation d’un SSC est basée sur le même principe qu’un CESI, mais elle sera plus performante et plus conséquente que celle-ci, car elle devra couvrir une partie des besoins de chauffage.
En France on utilise principalement le Plancher Solaire Direct ou PSD, système de chauffage par plancher chauffant basse température, dont le fluide caloporteur passe directement dans un réseau de tubes intégrés au plancher.
Là aussi, une installation de chauffage d’appoint sera nécessaire pour les périodes peu ensoleillées.

  

 

 

L’eau dans la maison

 

_L’eau de pluie

 

Récupération des eaux pluviales et utilisation dans l’habitat

 

Tout le monde le sait, dans les années à venir, l’eau va devenir pour certaines régions une denrée rare, donc chère.
Si nous ne sommes pas trop affectés, pour le moment dans notre région, par ces restrictions, la récupération des eaux de pluies permet quand même, entre autres, de :

  • Utiliser une denrée gratuite « tombée du ciel » sans calcaire, ni chlore.
  • Alimenter les WC, le lave-linge, l’arrosage du jardin, le lavage de la voiture, etc.…
  • Etre plus autonome dans sa consommation.
  • Diminuer le pompage des nappes phréatiques.
  • Atténuer les risques d’inondation, en limitant l’importance des eaux de ruissellement.

En France, une personne utilise en moyenne 150 à 200 litres d’eau par jour, le budget eau est en constante augmentation, dans certaines régions il devient très important, les prévisions annoncées sont de + 10% / an minimum pour les années à venir.

Le profil de consommation d’une famille moyenne de 4 personnes est le suivant :

  • Bains et douches : 60 à 80 litres / jour.
  • WC : 30 à 40 litres / jour.
  • Lessive : 19 à 24 litres / jour.
  • Vaisselle : 15 à 20 litres / jour.
  • Cuisine : 8 à 11 litres / jour.
  • Arrosage, lavage voiture : 8 à 11 litres / jour.
  • Divers, nettoyage : 8 à 11 litres / jour.
  • Boisson : 2 à 3 litres / jour.

 

 

Dans notre région, le potentiel de récupération d’eau de pluie est d’env. XXXX litres par m² de surface de toiture et par an.

Comment cela fonctionne t-il ?
La pluie recueillie sur la toiture est récupérée dans une citerne par l’intermédiaire des gouttières et des descentes d’eaux pluviales.

  • Un pré-filtre placé avant le collecteur élimine les débris, les feuilles,…
  • Un trop-plein permet d’évacuer l’eau vers le réseau d’eaux pluviales lorsque la citerne est pleine.
  • Un groupe hydrophore permet de pomper l’eau (en fonction de la demande) et de la mettre sous pression constante de façon à alimenter le réseau séparé (sanitaires, appareils ménagers, WC,…) et de prendre le relais avec l’eau du réseau lorsque la citerne est vide.

_Economiser l’eau dans la maison

Il est possible d’économiser jusqu’à 30% de sa consommation quotidienne, si l’on respecte trois règles simples :

  • réduire le gaspillage, en colmatant les fuites et en installant des compteurs individuels pour surveiller la consommation.
  • limiter la consommation, en s’équipant d’appareils économes et en entretenant régulièrement sa robinetterie.
  • mieux arroser son jardin, c’est-à-dire arroser le soir, profiter des pluies, ne pas arroser la pelouse pendant les grandes chaleurs.

 

L’air intérieur

 

_Une ventilation adaptée (ses déperditions)

Si le renouvellement d’air doit être suffisant du point de vue de l’hygiène, la circulation d’air doit en revanche être maîtrisée pour limiter les déperditions thermiques.

Les apports d’air indispensables au logement devront donc être contrôlés, la mise en œuvre d’une ventilation étanche double flux avec échangeur à haute efficacité est obligatoire dans le cas d’une parfaite étanchéité des parois. Elle devra assurer un rendement minimum de 90 %.

 

La VMC double flux (Ventilation Mécanique Contrôlée)


C’est de loin le système le plus performant.
L’air humide est évacué par des bouches dans les pièces dites humides, entraînant une dépression à l’intérieur de l’habitation compensée par l’air neuf entrant par les entrées d’air situées dans les pièces dites sèches. Ce système à l’avantage d’évacuer directement l’air humide de l’habitation.

Dans cette installation, deux ventilateurs entraînent l’un l’air neuf, l’autre l’air vicié au lieu d’un ventilateur pour les systèmes simple flux.
Le principe de cette ventilation est de réchauffer l’air neuf entrant dans l’habitation en la faisant passer par un échangeur thermique assurant ainsi la récupération de 60 à 70% de la chaleur de l’air évacué, soit une économie de chauffage d’environ 15% par rapport à un simple flux classique et 8% pour un hygroréglable.

 

 

L’été une surventilation nocturne permettra le rafraîchissement de l’air dans l’habitation.

 

_La ventilation naturelle

 

Utilisée depuis toujours, elle est l’art de créer des courants d’air dans le logement pour renouveler l’air à l’intérieur.
Contrairement à la VMC, elle ne nécessite qu’un faible investissement et ne consomme aucune énergie.
Technique à la fois simple et efficace, l’aération d’une pièce par simple ouverture d’une ou plusieurs fenêtres est souvent suffisante pour renouveler l’air dans la maison.
Ainsi chaque pièce sera efficacement aérée sans que les murs n’aient le temps de se refroidir. Une fois l’opération terminée, les murs réchaufferont l’air de la maison.

 

Gérer ses déchets

 

_Les déchets ménagers

 

Nos déchets sont toujours plus nombreux malgré la volonté d’en réduire la production à la source : ils n’ont fait qu’augmentés depuis ces 10 dernières années.
Chaque français produit en moyenne 1 kilo d’ordure par jour. Les déchets se répartissent en deux catégories :
_Les déchets toxiques (les piles, les batteries, les peintures, les solvants, les petits appareils électroniques)

_Les non toxiques (résidus alimentaires, emballages recyclables, verre, plastiques)

Mieux gérer ces déchets, c’est d’abord moins produire

 

_Le compostage individuel

 

Du point de vue du particulier, cette technique permet la fabrication d’un compost qui restitue l’humus au sol des jardins et permet d’éviter l’utilisation d’engrais chimiques qui, jour après jour, polluent les nappes phréatique.
Que composter ?

_Les résidus de la préparation des repas (épluchures de légumes);
_Les restes des repas (pain,légumes…), sauf les viandes qui pourraient attirer certains animaux nuisibles;
_Les déchets de jardin (tontes de pelouse, fleur fanées, tailles de haies…);
_Certains papiers et cartons non souillés par de l’encre;
_Les cendres

 

Une technique facile à mettre en œuvre :

Il suffit de mettre les déchets organiques dans une poubelle à part, et de la vider directement dans le composteur.
Le compostage s’effectue naturellement et sans odeurs désagréables si le compost en cours de formation est bien aéré. Pour cela, il suffit de le retourner d’un coup de fourche de temps en temps.
Cette technique ne fait ni plus ni moins que reproduire le retour à la terre des déchets végétaux tel qu’il se fait dans la nature.

 

Financement

 

_Assurances et garanties

 

La construction d’une maison individuelle est fréquemment accompagnée de malfaçons ou de vices cachés. Pour faire face à ces problèmes, l’occupant dispose d’un certain nombre de garanties.

Le particulier maître d’ouvrage fait appel à un ou plusieurs constructeurs avec lesquels il aura passé un ou plusieurs contrats d’entreprise. Il peut également faire appel à un architecte : c’est une obligation pour des constructions non agricoles de plus de 170 mètres carrés de surface de plancher hors œuvre net, nécessitant un permis de construire.

  • La réception des travaux
  • La garantie de parfait achèvement
  • La garantie de bon fonctionnement
  • La garantie décennale
  • L’assurance dommage/ouvrage

Ainsi le particulier construisant ou faisant construire sa maison bénéficie d’un certain nombre de garanties, si toutefois, certaines règles nécessaires ont été respectées :

  • Les Directives Techniques Unifiées (DTU)
  • Les Normes Françaises
  • Les Avis Techniques

_Partenaire (fournisseurs…)

AMBIANCE NATURELLE

14, rue Liancourt, 75014 Paris

Tél. 01 45 21 23 21

www.ambiance–naturelle.com

_Aides

 

Certaines mairies accompagnent cette démarche, de plus, pour les sites isolés  les aides peuvent venir du FACE pour les zones  d’électrification rurales.

(Fond d’amortissement des charges d’électricité)

Une T.V.A a 5.5% pour les habitations principales de plus de deux ans sur l’installation complète)

L’état français met en place une aide sous forme de CREDIT D’IMPÔT accessible à tous (imposable ou non). Pour toutes mises en place d’énergies renouvelables dans votre habitat (-25% sur le matériel)

 

_Prêt

Lancement officiel, jeudi 26 février 2009, de l’éco-prêt à taux zéro.

 

_Réglementation

 

Se lancer dans un projet de construction n’est pas chose facile, les réglementations thermiques évoluent tous les 5 ans. Celui qui achète ou fait construire son logement aujourd’hui, aura un logement déjà dépassé thermiquement dès 2010.
En effet, les constructions d’aujourd’hui répondent à la Réglementation Thermique RT2005 c’est à dire que la construction doit, pour un fonctionnement énergétique normal, correspondre à une consommation de 91 à 150 KW/m²/an (chauffage, climatisation, eau chaude, équipements), ce qui équivaut à un classement C sur l’échelle du Diagnostic de Performance Energétique (D.P.E.).
En 2010, la prochaine réglementation (RT2010) imposera, pour le logement neuf, une consommation de 51 à 90 KW/m²/an, équivalant à un classement B sur l’échelle du D.P.E..
Le Grenelle de l’environnement (pas encore voté) “imposerai en 2012 des consommations en dessous de 50 KW/m²/an et en 2020 des habitations passives en dessous de 15 KW/m²/an ou des habitations à énergie positive”.

La réglementation pousse les professionnels du bâtiment à se former pour pouvoir y répondre
Aujourd’hui, combien de constructeurs ou maître d’œuvre sont capables de réaliser des maisons basse consommation ou des maisons passives qui seront le standard réglementaire dans 3 à 10 ans.

Sources : http://www.maison-concept-energie.fr/energies_renouvelables.php

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